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 Emilie

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Ivory Doucenuit

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MessageSujet: Emilie   Dim 15 Mai - 18:34

Si seulement il avait prit le temps de me parler. Si seulement j'avais eu le courage de lui dire tout ce que je ressentais, lui faire comprendre à quel point...

Non.. non, je devais cesser d'y penser. Me concentrer sur ma prochaine "mission".
Je jetais son "dernier cadeau" dans le coin du bureau, de mon bureau. J’attrapais quelques affaires de rechanges et de toilettes et du papier à en-tête, papier déjà pré-signé, une précaution de Sethlim pour gagner du temps.

J'aimais bien sa façon de voir les choses, ça allait me permettre de gagner du temps pour ce que je prévoyais de faire.

Dans la foulée, j'enfouissais mon uniforme dans mon sac et prit le chemin du port, jetant malgré moi un regard vers l'établissement de Tiara.
La douleur sourdait en moi comme un incendie ravageur. Rien à voir avec la passion cependant, c'était simplement du chagrin et de la colère. Un mélange détonnant.

J'empruntais la navette pour Valacirca. Je profitais de la nuit pour dormir un peu, et pour éviter de repenser à mon Sathir, à mon amour, à ma Flamme, j'ouvrais la porte à mon autre cauchemar personnel, me forçant à me souvenir de Grim.

J'émergeais de mon songe en sursautant, étouffant un hurlement de terreur, oscillant entre ça et un certain soulagement.
Je venais de partager ce rêve et la fin me semblait rassurante. Il faudrait que j'en parle à mon Sathir.

Je passais une main dans mes cheveux avant de les rassembler en natte sévère. Une légère toilette plus tard, j'enfilais mon uniforme et allais trouver le capitaine.

- Oh... j'ignorais que nous avions un Gardien à bord.

- Nâvrée, j'aurais dû me signaler à notre départ. Pourrait-on faire une halte à la prison de Valacirca ? J'en aurais pour une heure maximum.

- heu... oui. On n'est pas en retard et les affaires des Gardiens sont toujours prioritaires.

Je hochais la tête, le remerciais et retournais à mon coin, profitant du calme d'avant l'aube pour rédiger deux lettres officielles (ou deux fausses lettres plus exactement).

Quelques deux heures plus tard, nous accostâmes. Je ne perdais pas de temps à m'annoncer et me rendis directement chez le Capitaine de la garde, mon document en main.

- Bonjour. Je viens chercher Essalyne Doucenuit. Voici son ordre de Transfert.

Je tendis le papier, l'air innocent mais sérieux.

- Je vous reconnais... vous êtes sa fille, non ?

- Oui monsieur. On m'a fait une faveur, on autorise ma mère à purger sa peine à Menoch.

Je gardais mon visage serein et le fixais droit dans les yeux. Une partie de ma phrase était vraie et je m'y appuyais fortement. Bon d'accord, une toute petite partie. Mais qui ne tente rien n'a rien. Que pouvait-il m'arriver de pire ?

La moue embêtée du capitaine me fit tiquer.

- Quoi ?

- Elle... elle s'est évadée avant hier avec 2 de ses comparses.

Une vague de soulagement me parcourut. Je n'avais guère le temps d'analyser ce sentiment. Je profitais de l'embêtement du capitaine pour reprendre mon document et me mettre à hurler.

- Et vous ne prenez pas la peine de nous avertir ???

Il tendit la main vers mon papier avant de sursauter sous mon cri.

- Je garde ça ! Vu votre propension à perdre les choses, autant que j'évite qu'on l'égare par mégarde !! Faites-moi avertir dès que vous la retrouverez.

- A vrai dire... je pensais que c'était vous qui étiez à l'origine de son évasion.

Je me retournais vers lui avec fougue et fureur.

- Ai-je l'air de quelqu'un qui était au courant ?

- Non madame.

Je sortis de la pièce en claquant la porte et rejoignis le navire vivement. Ce type était d'un ou deux grades plus élevés que moi. S'il reprenait ses esprits avant mon départ, je finirais au trou (bien mérité).

Le commandant eu un sourire satisfait en me voyant grimper à bord. Notre escale avait été plus courte que prévu.




Valacirca. Dès que j'eusse mit les pieds dans cette cité, je la détestais. Tout était trop blanc, trop propre. Les gens marchaient du bon coté de la route, sans jamais se heurter. Aucun sourire sur les visages, rien que des gens sérieux.

C'était d'un triste...

Mais peut-être y voyais-je le reflet de mon propre chagrin. Chaque pas que je faisais me donnait le temps de repenser à lui, à son geste, à ma réponse, à mon égoïsme.
Mes yeux me brûlaient alors que je refusais de laisser mes larmes couler encore. Il fallait que je cloisonne. Ne plus y penser, me concentrer sur Emilie.

Je finis par trouver la résidence. Une belle demeure de ville, avec un grand jardin.
Je sonnais sans me laisser le temps de trop penser. Une fois de plus, mon uniforme était un gage d'honneur.

- Bonjour Gardien. Je suis surprit de votre visite.

Je relevais les yeux vers l'homme. Mon souffle s'étrangla dans ma gorge. Ce type là, avait des yeux turquoises.

- Tu sors Liam ?

Un autre homme apparut alors, s'approchant de nous pour tendre la main vers le dénommé Liam.

- Oui. J'ai des affaires qui m'attendent et vous rendre visite à Emilie et à toi, a tendance à me faire oublier mes obligations !

- On se voit bientôt.

Le second homme frappa le premier du plat de la main sur l'épaule, dans un geste fraternel. Etait-il son frère ?
Liam me jeta un regard perplexe et curieux, mais il ne devait guère pouvoir s'attarder, car il s'en fut sans m'avoir obligé à retirer ma capuche.

- Bonjour Gardien. En quoi puis-je vous être utile ?

- Bonjour monsieur Delgado. Je suis le Gardien Ivory Doucenuit. Je souhaite parler à votre fille, Emilie, si possible.

Je surveillais son visage, guettant une expression qui trahirait sa connaissance de mon nom.
Rien.

Visiblement, ce type n'avait jamais touché une Doucenuit. Par contre, il était heureux que le fameux Liam soit sorti.

- Qu'a t-elle encore été inventer ? Soupira le père de ma jumelle.

Je glissais les mains dans mon dos, prenant ma posture la plus professionnelle possible.

- Rien à ma connaissance, monsieur. J'aurais juste des questions et des informations à lui communiquer.

Il agita une petite clochette et demanda à la soubrette de faire avertir la prunelle de ses yeux, qu'un Gardien de l'Ordre voulait la voir.

- Avez-vous besoin de ma présence... de mes avoirs ?

- Non monsieur.

- Parfait. En ce cas, je vais rejoindre Liam.

Je laissais l'homme partir avec un certain soulagement. Je tirais sur ma capuche pour bien dissimuler mes traits. Des petits pas se faisaient entendre. Trop léger pour être ceux d'Emilie...

Ah ben si en fait. Ses pieds chaussés de soie ne faisaient presque pas de bruit. Elle avançait à petit pas, l'air serein et doux.

Malgré moi, je l'examinais bouche bée. Elle était si belle. Ses yeux turquoises ressortaient magnifiquement au milieu d'une nuée de cheveux bouclés et blonds, soyeux, vaporeux.
Le grain de sa peau était doré et fin, si fin qu'on en devinait la douceur sans avoir à la toucher.
Sa bouche ronde, bien faite, s'ourlait d'un peu de rouge discret, presque rose.

Elle était légèrement plus grande que moi, à peine quelques centimètres, plus ronde aussi, mais ça lui allait bien, moi qui était maigre et musclée.
Sa poitrine remplissait agréablement son corsage et ses mains, croisées devant son giron, bien soignées.

Je l'aimais.

Alors qu'en marchant j'avais senti ma colère me remplir de rage, la détestant d'être responsable du suicide de Sathir. C'était parce que j'avais parlé d'elle qu'il m'avait donné les deux anneaux.

Il avait menti. Peut-être aussi avait-il menti sur le fait de lui avoir écrit.

Elle leva un sourcil interrogateur, attendant que j’entame la conversation. Je refermais la bouche et eus un sourire. Je reconnaissais ce sourcil. J'avais le même.

Elle se racla la gorge, me décidant à lui parler.

- Demoiselle Delgado, j'arrive de Menoch. Je suis venue ...

J'hésitais, rouvris la bouche, la refermais, puis je soupirais.

- Avez-vous reçu un courrier de la part de Sathir Alladeh ? Je suis venue vous chercher pour vous ramener à Menoch. Je m'appelle Ivory Doucenuit. Je suis votre sœur jumelle.

Je repoussais ma capuche, me dévoilant à ses yeux. Vilain petit canard face au cygne qu'elle était. Mais elle ne pouvait que reconnaître mes yeux.

- Nous nous sommes croisés une fois lorsque nous avions 12 ans. J'ai dû vous terrifier ce jour-là et je vous prie d'accepter mes excuses. Je n'ai eu de cesse de réussir à vous retrouver depuis.
Il se trouve que le Voile menace de se déchirer à nouveau, d'après nos observations. Je suis venue vous chercher pour vous mettre à l'abri.

Je repris alors mon souffle, attendant sa réponse. La pauvre ignorait que, quoi qu'il arrive, je ne partirai pas d'ici sans elle. Je tenais mon arc à la main, un poignard à la ceinture et une volonté d'acier.

Bon... je n'avais pas encore de plan pour le cas où elle refuserait de me suivre, mais dans ma poche, j'avais un faux avis de recherche à son nom, ce qui me permettrait de la faire embarquer à bord du bateau pour Menoch.


Rien que d'imaginer commencer notre histoire comme ça, j'avais des frissons.
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Émilie Delgado

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Date d'inscription : 11/05/2016

MessageSujet: Re: Emilie   Dim 15 Mai - 19:02

Elle l'avait menée au salon. Celle qui disait s'appeler Ivory « Doucenuit » (Quel nom peu recommandable!) avait protesté, voulant partir le plus rapidement possible, mais Émilie avait réussi à la convaincre qu'elle ne pouvait quitter aussi subitement, pas sans ramasser ses effets ou fournir d'explication pour son départ, sans quoi elles seraient pourchassées avant longtemps. Il se trouve que sa soeur jumelle, si elle l'était vraiment et la ressemblance frappante avait de quoi désarçonner, avait une solution à ce problème : un document que la Valacircienne lisait à l'instant même alors que la gardienne s'impatientait sur le divan opposé, un ordre qui la sommait de se présenter pour sa propre protection.

En réalité, cela faisait longtemps qu'elle voulait quitter cette ville étouffante. La missive qu'elle avait reçue deux jours auparavant avait éveillé son intérêt, mais elle n'avait pas encore trouvé le bon prétexte à donner à sa famille. Maintenant qu'elle l'avait, elle devait se montrer hésitante, aussi replaça-t-elle une mèche blonde tirant sur le roux derrière son oreille avec toute la lenteur du monde en faisant semblant de n'avoir pas terminé la lecture. Enfin, elle posa les yeux sur l'être abîmé qui lui faisait face. Était-ce là ce à quoi elle ressemblerait après des mois de pauvreté? Avec un peu de chance, elle n'aurait jamais à le découvrir.

« Mademoiselle Doucenuit... sans doute devrais-je vous appeler soeur ou user de votre prénom, mais j'aurai besoin d'une période d'adaptation. Même si je ne comprends rien à ces histoires de Voile, loin de moi l'idée de résister à un ordre des Gardiens des Vertus. Je ne comprends pas non plus pourquoi je devrais me rendre à Menoch alors que l'Église serait plus à même de me protéger ici, mais vous devez avoir vos raisons. » Elle s'éventa le visage à l'aide de sa main gauche, feignant l'anxiété. « Père fera une crise! Je demanderai à Éloire de le mettre au courant et de... »

Ivory se leva subitement, à bout de patience. « Il faut partir le plus rapidement possible! Si vous ne...

-Pas de panique! » Émilie leva les mains pour l'apaiser. « Si vous voulez m'accompagner, je vais préparer mes bagages. » Sa soeur suivit en rouspétant. La perle de la famille Delgado attrapa au passage la domestique Éloire et lui dit ce qu'elle devait raconter à son père lorsqu'il reviendrait, en plus de recommander qu'il demande la protection de l'Église pour le reste de la famille. Étaient déjà préparés un coffret, contenant son grimoire et quelques textes, ainsi qu'une bourse, de maigres provisions et une tenue de fortune, mais elle rangea dans la valise plusieurs vêtements alors qu'elle parlait, dont plus d'une robe somptueuse. Ivory fulminait et les bagages ne contenaient que deux paires de souliers lorsqu'elle vint la fermer sans autre forme de procès. « J'arriverai sûrement à refournir ma garde-robe à Menoch. Le tissu qui nous en parvient est... » La gardienne la menait déjà par le bras hors de sa chambre.

Lorsqu'elle regarda pour la dernière fois la maison qu'elle abandonnait, Émilie dut réprimer un sourire. Malgré les apparences, elle comprenait fort bien que des temps difficiles étaient à leurs portes, mais les possibilités qu'elle entrevoyait n'avaient de cesse de l'exciter. Comment cette soeur taciturne allait-elle paraître dans ses plans? Telle était la question que se posait la jeune femme.
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Ivory Doucenuit

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Messages : 156
Date d'inscription : 14/12/2015

MessageSujet: Re: Emilie   Mar 17 Mai - 9:58

Je n'avais pas beaucoup dormi depuis mon départ de Menoch. J'avais bien fait une tentative depuis que j'avais trouvé Émilie, mais j'avais passé cet essai affreux à me réveiller en sursaut, en hurlant ou pire... en pleurant.

J'ignorais ce qui m'avait tiré des bras de Morphée, mais franchement, je l'en remerciais. Après avoir rêvé du Loup, m'être fait torturée par Grim, j'avais finit mon pseudo temps de sommeil par assister, impuissante, à la mort de Sathir, encore et encore. Il rivalisait d'imagination en ce qui concernait sa propre mise à mort.

Je ne voulais plus y songer. Je pensais avoir fait le tour de la question et ma décision me paraissait claire.

Accoudée au bastingage du navire qui faisait la navette entre Valacirca et Menoch, je m'efforçais de penser à Émilie. La pauvre avait eu fort à supporter depuis notre rencontre. Mes manières brusques n'étaient pas digne de sa fragilité. J'avais conscience du manque de temps que je lui avais accordé pour se préparer à un si grand bouleversement.

J'aurais voulu être plus douce, plus aimable, plus souriante aussi. Deux fois, je l'avais tirée de son sommeil, la première fois en me débattant et en hurlant, la seconde fois en sanglotant comme si la fin du monde venait de me tomber dessus.

Ce qui était le cas.

Je me haïssais de pleurer comme ça, moi qui n'avais jamais versé une larme de ma vie, à part pour marquer la fin de notre mariage. Cet homme était un poison pour mon self-contrôle.
Je le détestais.

Je l'aimais.

Le cheminement de mes pensées me ramenait encore vers lui. Encore... et encore. Je lâchais un soupire et m'efforçais de me concentrer sur ces deux jours passés avec elle.
Peu d'échanges entre nous. Elle devait penser que j'étais une vraie sauvage.

D'autant plus que le seul moment où je me suis réellement exprimée, c'est quand ce type s'est approché d'elle et a commencé à lui faire du charme.
Sur le moment, j'ai faillit montrer les dents et grogner. Ah ben en fait, je l'ai fait. Comme une louve.

Puis je me suis approchée, portant la main à la garde de mon poignard et l'y laissant reposer.

- Je vous trouve bien courageux, messire. Ai-je dit d'un ton affable. Moi je n'oserais pas l'approcher et encore moins l'entreprendre.

- Voyez-vous cela ? Et pourquoi donc ?

- Je ne sais pas... ça ne vous surprend pas qu'une fille soit escortée par un Gardien de l'Ordre, armé jusqu'aux dents, pour la ramener de force à Menoch ? Mais peut-être ne savez vous pas toutes les horreurs qu'elle a perpétré ? N'avez-vous pas vu que je me tenais à distance d'elle, malgré mon entraînement ?

J'avais prit mon ton le plus aimable mais je ne souriais pas. Ma capuche dissimulait mes traits, mais mes armes étaient bien visibles. Il recula. Un pas. Puis deux. Et finalement, il s'éloigna.

Je ne pus m'empêcher de sourire cette fois. Émilie me jeta un regard surprit, levant haut ses jolis sourcils.

- Y'en a des mieux à Menoch. Et des plus intéressants. Celui-ci en voulait d'avantage à votre bourse qu'à vos beaux yeux.

Je désignais la bourse à moitié sortie de sa poche, qu'elle s'empressa de rentrer en rougissant. Puis je m'éloignais d'un pas ou deux, la couvant du regard sans l'approcher.

Si tout s'était bien déroulé, j'aurais demandé ma mutation pour Valacirca d'ici deux ans, emmenant Sathir avec moi. Nous aurions veiller sur cette délicate lumière depuis l'ombre d'où je n'aurais jamais dû sortir.

Un soupire m'échappa.

Un cri me ramena à la réalité. La vigie s'exprimait et lançait son appel, affolé. Je suivais le regard des matelots qui s'approchaient du bastingage. Nous n'étions qu'à une paire d'heures de Menoch, on pouvait presque apercevoir les lumières tremblotantes du port.
En tous cas, le phare se montrait et nous indiquait la direction à suivre.

Malheureusement, sur le trajet, une ombre immense semblait décidée à nous rejoindre.

Je lâchais une volée de juron bien sonnés, qui ne firent tiquer personne. Puis je me précipitais vers les cabines, ouvrant la porte à la volée et réveillant ma précieuse cargaison.

- Debout, debout !! On est en danger !

Je m'attendais à devoir la tirer du lit, au lieu de ça, elle se montra extrêmement vive, sautant au bas de sa couchette et enfilant ses vêtements en moins de 3 minutes. Un record, même pour moi.
Par contre, elle refusa de me suivre immédiatement, tirant un petit sac de sa lourde malle de vêtements et y enfournant deux ou trois affaires dont un livre.

Puis elle se tourna vers moi.

Nous remontâmes les marches en courant. L'affolement avait gagné tout le navire qui commençait à gémir sombrement. Des canots avaient été mit à l'eau et déjà plusieurs matelots se jetaient dans l'eau.
J'hésitais un court instant. Était-ce si grave ?

Un craquement se fit entendre. Sous mes yeux surpris, le navire se fendit en deux. Je me ressaisis aussi vite que possible, empoignait la demoiselle protestante et la jetais à l'eau.
Elle poussa un hurlement avant de toucher l'eau.

- Désolée, petite sœur.

Je plongeais à sa suite, espérant qu'elle savait nager. Je n'avais rien avaler depuis trois jours et malgré ce petit coup de fouet dû au danger immédiat, j'aurais sans doute du mal à la tirer jusqu'à la berge.

- Par ici, Gardien !!

On m'attrapa le bras et me hissa dans une barque. Émilie y était déjà, tremblante de froid, serrant sa besace contre elle, hébétée par la surprise et le choc. Je remerciais les matelots et me glissais derrière elle, l'entourant de mes jambes et de mes bras, pour la réchauffer.
J'ignore si elle pesta et me rejeta, car dans la minute qui suivit, je m'endormis, la tête contre sa nuque.


Et pour une fois, je ne rêvais pas.
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