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 [BG] Famille Carmaris

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Verca, Elfe

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MessageSujet: [BG] Famille Carmaris   Mar 19 Jan - 1:05


Introduction - La lignée Carmaris

Ce lignage modeste était composé de deux branches. Une branche s’occupait du labeur pour le reste de la famille, tandis que l’autre s’occupait de la protection de l’ensemble du blason. Bien que peu représentée au sein des grandes familles Eladrines, leur nom n’en était pas pour le moins inconnu. Chaque descendant suivait une devise très stricte nommée Ikanù ou le Chemin vers l'excellence.

Derrière ce mot étrange, qui n’appartient à aucune langue, se trouve toute la doctrine Carmaris. Un auteur Eladrin l’a un jour traduite ainsi :

Citation :
Le grand poète a atteint Ikanù.
Le peintre et le calligraphe peuvent être considérés comme ayant atteint Ikanù.
Même le cuisinier, celui qui balaie les palais, voire le plus dévoué des serviteurs peut avoir Ikanù.
La patience.
La préparation.
L’entraînement.
La répétition perpétuelle.
Jusqu’à ce que l’esprit soit épuisé et les os douloureux.
Jusqu’à ce que la fatigue soit trop grande pour même transpirer.
Jusqu’à ce que les poumons soient trop exténués pour respirer.
Voici le chemin, le seul Chemin vers Ikanù.

Ces quelques lignes peuvent paraître effrayantes, c’est pourtant ainsi que chaque descendant du sceau carmin vivait son existence.

Après tout, ils profitaient simplement de leurs longues années de vie pour devenir meilleurs dans tout ce qu’ils entreprenaient. Les guerriers de la première branche étaient réputés pour leurs connaissances militaires sans commune mesure, tandis que les artisans de la seconde créaient des objets que les plus profanes pourraient qualifier de divins. De ce fait et de par les accomplissements de certains des membres de la famille, certains d’entre eux développèrent, au fil des siècles, une attitude parfois pédante face à tous ceux qu’ils n’estimaient pas dignes, et croyez-moi, il y en avait beaucoup.

Les autres grandes familles Eladrines, lasses du comportement de certains, finirent par ne plus se soucier du lignage Carmaris, les laissant dans leur auto-suffisance.


Erdillian - Le fils prodigue

« Tu es ma bénédiction. Notre bénédiction. » L’on aurait dit, ce jour, que le vent murmurait.

La forêt était calme, une mince lumière filtrait à travers les arbres pour venir se poser sur ce rassemblement. Une trentaine d’Eladrins étaient présents pour cet heureux événement, comme à chacune de ces naissances qui se faisaient si rares.
Sans cris, sans mots, sans violence, le nouveau-né débutait les premières secondes de sa longue existence. Une fois les yeux ouverts à cet extraordinaire monde, chacun de ses aînés vint lentement le prendre dans ses bras pour lui laisser un léger baiser sur le front. Le premier fut Elio, son très jeune cousin, il était la passerelle entre son cadet et ses aïeux. Ce rituel de naissance respirait la paix et la compassion, la flore locale semblait elle aussi éprouver un élan d’affection envers l’enfant, les racines s’animaient légèrement, les branches dansaient avec la brise, si calme, chuchotante…
Le bébé dans les bras de sa mère, elle, levant lentement la tête vers l’ancêtre de la famille, lui souriant, elle révéla : « Erdillian. Voici le nom de mon fils. Erdillian. »
Avec l’ardeur que ce clan savait montrer, ils placèrent tous leur main sur leur cœur et dans une symphonie surnaturelle, ils accueillirent le petit parmi eux.

Eliardus, le père, et Elen, la mère, décidèrent après la naissance de l'enfant, de s'exiler quelques années pour bien débuter l'apprentissage du petit Erdillian. Il était fréquent que les nouveaux parents exécutent cet exil, ils revenaient lorsque la progéniture était de taille à rejoindre l'une des deux branches de la Famille.


Patience - Les premiers pas

Le torse nu, arborant une étrange barbe pour un Eladrin, Eliardus travaillait le sol aux abords de la clairière. Le petit potager de notre chère famille se portait à merveille, et le zélé affichait un grand sourire car il savait son labeur récompensé. Non loin, Elen se tenait face à son fils, assise, un livre en main. Lui, en tailleur, observait l’ouvrage qui se trouvait devant. Le jeune enfant de dorénavant trois ans avait commencé ses premiers cours, et la grâce Eladrine n’avait pas épargné son petit cerveau : déjà à l’âge de neuf mois, il prononça ses premiers mots.
A l’âge de dix-huit mois il était capable de comprendre des phrases complexes et d’y répondre de manière simple.
Aujourd’hui il entretient de longues conversations avec sa mère. Bien que les sujets ne soient jamais très vastes, il cherche toujours à en apprendre plus. Alors, lorsqu’elle lui parla de la lecture et de l’écriture, des livres et du savoir qu’ils contenaient, le jeune prodigue insista :

« Mère ! Apprends-moi ! Apprends-moi, apprends-moi, apprends-moi ! Je veux lire ! Je peux aussi apprendre à écrire ? Dis ? S’il-te-plait ! »

Les deux parents étaient amusés de l’appétit débordant de leur enfant, amusés et conquis. Elle céda donc aux demandes de son fils.
Apprendre la lecture fut aisé pour le rejeton, Elen avait, avant l'exil, emporté un bon nombre d’ouvrages dans son bardât. Pour l’écriture cependant, le matériel manquait. Il apprit à tenir une plume, apprit les gestes pour créer les lettres, mais jamais n’eût la chance de voir sa propre calligraphie - il ne se gênait cependant pas pour s'entraîner dans la poussière et l'humus, mieux valait cela que rien du tout !

Tous les jours, souvent le soir juste avant le dîner, Eliardus partait chasser, cueillir ou ramasser le minimum de vivres nécessaires pour lui et les siens. Il respectait la nature et la vie sous toutes ses formes, tentant de ne jamais abuser de ses bienfaits. La nature, elle, semblait apprécier sa présence et lui offrait toujours de quoi survivre. Elen, elle, travaillait le métal de l'équipement de son époux du mieux qu'elle le pouvait dans les circonstances.


La vie, tranquille, suivait son cours...


Une décennie était passée et Erdillian évoluait aussi rapidement que son environnement le lui permettait, jouant avec les animaux, apprenant de ses parents. La vie était très douce pour le jeune Eladrin. Tous les matins, il voyait son père s'entraîner au combat. Ses mouvements étaient vifs, précis, il dansait avec sa lame comme s'il ne faisait qu'un avec elle. A la fin de chaque entraînement, il murmurait, haletant... Ikanù
Il était fasciné, fasciné et intrigué. Quel était ce mot ? Il l'entendait tous les jours depuis des années, mais c'est aujourd'hui que sa curiosité fut piquée : rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue.

« Père, qu'est-ce qu'Ikanù ? Une divinité ? »
« Tu le sauras quand le temps sera venu, mon fils. »
« Mais le temps est venu ! Il est là ! Pourquoi ne veux-tu pas me le dire ? »
« Pas encore, Erdillian, pas encore. Le temps travaille en ta faveur, et ta première leçon est d’apprendre à maîtriser ton impatience.
Vois la nature, concentre-toi sur sa beauté, remercie la tout le jour ; n’oublie jamais la gratitude.
Je t'apprendrai le sens de ce mot lorsque tu seras capable d’écouter le vent et de comprendre les étoiles. »


Ces mots résonnaient dans la tête du jeune Eladrin. A vrai dire, il avait du mal à en comprendre le sens. Et c’est à ça qu’il passa son temps : déchiffrer le message de son père.

« Le vent, je l’entends ! »  se disait-il.
« Les étoiles, je les vois, comment pourrais-je les comprendre ? »  s’interrogeait-il.
« Que dois-je à la nature, quelle gratitude ? »

Tout le jour, il restait assis, observant les bois. Une partie de la nuit, il restait allongé, scrutant le ciel. Et toujours, la longue oreille tendue, il se concentrait sur le bruissement du vent. Il ne s’intéressait plus à ses parents, plus à l’écriture ni à la lecture, son cerveau ne tournait plus que pour déchiffrer ce mystère.
Après plusieurs années, aucun bruit ne le distrayait, aucune odeur, sa concentration était telle la méditation de certains moines… Mais il n’arrivait toujours pas à voir ce qu’il devait voir, entendre ce qu’il devait entendre.

« Père… Je n’y arrive pas. M’aurais-tu menti ? Pourquoi je n’y arrive pas ? Je me concentre mais rien ne se passe… »
« Erdillian, je ne mens jamais. Moi, je vois la vraie beauté de la forêt, j’écoute le vent et comprends les étoiles. » Puis, Eliardus leva son doigt au ciel, pointant une étoile très peu lumineuse. « Vois-tu cette étoile, mon fils ? »
Le jeune plissa les yeux puis hocha du chef.
« Cette étoile, aussi peu lumineuse soit-elle, aussi lointaine soit-elle, se manifeste dans chacune des choses qui t’entourent. Persévère, Erdillian, persévère. »

L’enfant continua alors, revigoré par les paroles de la figure paternelle. Il continuait de se concentrer de jour comme de nuit, sous le regard bienveillant de ses parents.

Le jeune âge de l’Eladrin ne lui avait pas encore permis de comprendre que son entraînement avait déjà débuté et sans s’en apercevoir, qu'il s’approchait lentement d'Ikanù.

Il oblitérait totalement le chant des oiseaux, se concentrant sur la beauté apparente de la forêt. Il oubliait l’odeur du souper lorsque la première étoile pointait son nez. Et pourtant, rien.
Un jour, près de deux décennies plus tard, il décida d’arrêter. Peut-être n’était-il pas digne de l’entraînement de son père ? De l'amour de cette déité "Ikanù" ? Peut-être ne pouvait-il simplement ni voir, ni entendre comme son géniteur. Il se leva, quittant sa méditation en plein milieu de la journée, puis s’approcha de sa mère… Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas passé du temps avec elle, il se souvenait de leurs longues conversations et un sourire se dessina sur son visage. Il s’en voulait d'avoir consacré tant d'années à comprendre ce qui semblait incompréhensible, plutôt que de profiter de la présence de sa famille. C’est avec joie qu’il alla la retrouver. Lorsque cette joie emplit son cœur, et lorsque sa concentration fut brisée, il put sourire du chant des oiseaux, du bruissement du vent contre les feuillages et entendit de nouveau sa mère fredonner ses prières. Il redécouvrit la nature et toute sa beauté, et comprit alors tout ce qu’il lui devait. Au soir, les étoiles elles-mêmes lui paraissaient plus claires, il observait la beauté du ciel et comprit enfin ce que son père disait.

Il comprenait les étoiles, écoutait le vent, remerciait la nature.

Eliardus avait suivi la journée de son fils du coin de l’œil, le sourire aux lèvres. Au souper, il alla vers lui. Il passa sa main dans les cheveux de nacre de l’enfant, puis d’une voix douce :
« Je suis fier de toi, tu as su maîtriser ton impatience, et tu as été récompensé. Ikanù se trouve là, dans ton cœur, c'est là que tu puiseras toute ta puissance. Dès demain, nous commencerons ton entraînement aux armes. »


Dernière édition par Erdillian Carmaris, El. le Mer 27 Jan - 17:57, édité 2 fois
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Verca, Elfe

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MessageSujet: Re: [BG] Famille Carmaris   Mer 27 Jan - 5:09

[Mise à jour pour rentrer plus en détail dans les premières années de vie d'Erdillian]

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Verca, Elfe

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MessageSujet: Re: [BG] Famille Carmaris   Mer 27 Jan - 5:10

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MessageSujet: Re: [BG] Famille Carmaris   

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